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16.06.2008

Courage et Aphatie

  Encore une fois ce matin, Jean-Michel Aphatie me traite de « François Mitterrand 2017 de pacotille ». C’est la troisième fois en une semaine. Il est en revanche silencieux sur la proposition qui lui a été faite d’offrir un droit de réponse à MM. Amar, Birenbaum et moi-même sur le plateau du Grand journal de Canal plus. Je vais le dire tout bas, mais je commence à me demander si M. Aphatie ne serait pas un peu intimidé à l’idée de se confronter d’égal à égal à des interlocuteurs réels, exercice plus délicat il est vrai que de s’en prendre à des fantômes ou des absents. Ah ! Ce que c’est que du courage !  

  Je dois vous avouer qu’on m’en narre de bien bonnes sur M. Aphatie. Tiens, l’autre jour dans un dîner parisien, on racontait qu’en 1986,  M. Aphatie, notre nouveau Hallier, encore jeune (et socialiste) s’était particulièrement illustré à l’occasion des manifestations hostiles au projet Devaquet de réforme des universités. S’adressant à la foule rassemblée des jeunes manifestants devant le rectorat de Bordeaux, il s’était adressé à elle en reprenant le début du discours célèbre du pasteur Martin Luther King : « J’ai fait un rêve ! ». En rapportant cette anecdote, le témoin de la scène en riait encore, je me demande bien pourquoi…

 

12.06.2008

Bas les masques!

  Ce matin encore, M. Aphatie, qui décidément ne m’aime pas, s’en prend encore à moi sur son petit blog, me qualifiant de « François Mitterrand de pacotille » et de « filon bling bling » (Ah bon ?) 

 Il s’en prend également à M Amar coupable d’avoir souligné que M. Aphatie aurait mieux fait de vérifier son information avant que de décréter qu’il m’avait invité sur France 5 sans s’être assuré de ma qualité. M. Amar a même évoqué « une grave faute professionnelle », ce qui, dans le jargon des journalistes (pour ce que j’en sais) est une affaire des plus graves.

 Depuis que M. Aphatie a rejoint Hallier dans l’Histoire de la télévision en décrétant un livre impur, excommuniant son éditeur Guy Birenbaum et brulant Paul Amar en effigie, ces deux derniers, afin d’obtenir un juste droit de réponse, ont quémandé, supplié, imploré les responsables de l’émission « Le Grand Journal » de Canal Plus. Ces suppliques sont restées sans réponse. Eh bien moi François Mitterrand ! Je dis que c’est injuste !

  J’en appelle au sens de l’équité. Est-il admissible qu’une personne s’arroge le droit de profiter de la puissance de la télévision pour asséner sa vérité (et ses mensonges au passage), traiter un livre à la façon des talibans, jeter le discrédit sur un éditeur et salir l’un de ses confrères ? Eh bien moi François Mitterrand ! Je dis que c’est insupportable !

  Je suis donc prêt à me rendre sur le plateau du « Grand Journal » en compagnie de MM. Amar et Birenbaum, s’il le faut. Je demande que soit assuré l’exercice des droits les plus élémentaires qui président à la considération des œuvres de l’esprit et à l’intégrité des personnes, ces droits qui protègent la liberté et la dignité de chacun d’entre nous.

 

 

 

05.06.2008

Aphatie et Capitan, Aveu et complicité

  M. Aphatie, à qui j'inspire visiblement une certaine antipathie, s'est amusé hier à déposer délicatement dans une poubelle fictive un exemplaire de mon ouvrage récent. La scène a été filmée par les caméras de Canal plus. Le geste était théâtral, inspiré du Capitan de la Comedia dell'arte, ce divertissant personnage qui est une parodie de l’héroïsme militaire, et aussi du faux point d’honneur propre aux Espagnols d'alors, dont la littérature du Moyen Âge avait largement abusé. Le Capitan portait un chapeau à plume et une fraise, ainsi qu'une épée de bois ausssi menaçante qu'inoffensive. Usant de cette prestance factice, il passait la plupart de son temps à pourfendre sur scène des ennemis imaginaires et absents... Au 16e et 17e siècles, ce personnage connut une très grande vogue sur toutes les scènes françaises, italiennes, anglaises et espagnoles. De nombreux Capitans sévissaient sur les tréteaux, fanfarons et craintifs à la fois, portant haut des patronymes fracassants: Matamore, Fracasse, Spavento (épouvante), Rodomonte, Spezza-Monti (Tranche-montagnes), Rinoceronte, Scarabombardon... Nous sommes heureux d'ajouter à cette liste le glorieux nom d'Aphatie.

  A part cela, invoquant l'état actuel préoccupant des finances publiques et de la dette, M. Aphatie en a imputé la responsabilité à mon successeur à la tête de l'Etat ainsi qu'à moi-même. Pour mieux appuyer sa démonstration, il n'a évoqué qu'un nom, un seul: "Nicolas Sarkozy". Je n'ai rien à ajouter de plus à ce sujet, je me contente d'enregistrer ce qui ressemble fort à un aveu de complicité.

 

 

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