26.04.2008

Lecture à venir

  Le 26 avril 1981 au soir, au vu des résultats du premier tour de l'élection présidentielle, j'ai su que les Français allaient me confier quinze jours plus tard la plus haute des charges. Je me suis dit que ce jour anniversaire convenait pour vous délivrer une annonce.

  L’an passé, sollicité par ces forces de l’esprit qui jamais ne me quittent, je m’étais laissé convaincre de tenir ce que l’on dénomme un blog. Chaque jour durant la campagne présidentielle, j’avais livré le fruit de mes observations, réflexions et suggestions. J’ai cru comprendre que cette intervention avait recueilli un accueil plutôt favorable et que vous fûtes nombreux à regretter mon départ consécutif à une campagne d’une violence inouïe. 

  Je ne vous ai pas abandonné. D'autres forces de l'esprit sont intervenues qui m'ont convaincu de poursuivre.

  J’ai toujours cru qu’il n’y a d’écriture qu’exacte et j’ai donc continué, tout au long de ces derniers mois, à consigner ce que l’observation des activités de mon lointain successeur, du gouvernement, du Parti socialiste, de la presse me dictait.

  Au cours de l’année écoulée, je n’ai eu d’autre but que de tout voir et tout entendre. A l’Elysée, à Matignon, au Palais Bourbon, rue de Solférino, partout, afin de tout vous dire le jour venu. Enfin ! Nous y sommes.

 

  Le 14 mai prochain, mon retour sera effectif en librairie. Qu'il me soit permis de remercier les éditions Ramsay.

 

 

04.04.2008

rendez-vous

 Je touche enfin au but. Quelques semaines de  patience encore avant notre nouveau rendez-vous..

21.12.2007

Les chiens et l'honneur, la parole et l'esprit

  J'ai employé en son temps le mot "chiens" pour évoquer les adeptes de certaines moeurs publiques. Je ne l'ai jamais regretté. Bientôt, je vous dirai comment l'honneur d'une femme, exerçant une profession utile au corps social, a été livré à ces mêmes chiens. Avant cela cependant, je me dois de connaître l'entière vérité et pour tout vous dire, je suis bien heureux d'être doté de ce petit don d'ubiquité que me confère mon actuelle position.

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 J'entends ici et là qu'on se dispute ma mémoire. Elle est la propriété de tous et de ce fait, n'appartient à personne en particulier. Chacun est fondé à raconter l'histoire qui plaît aux uns et aux autres, pourvu qu'il soit légitime. C'est ainsi, je l'ai toujours dit, que le peuple français distingue celui qui est digne de le gouverner, et par delà le temps qui passe, ceux qui restent pour lui et sont dotés de suffisamment d'esprit pour en incarner les forces.

18.12.2007

Sorties publiques et chef de l'Etat, rencontres futures

  En 1991, lors d’une inauguration officielle (pardonnez-moi, je ne me souviens plus très bien où cela se passait) j’ai trébuché alors que j’entamais l’ascension d’un escalier monumental. Mon pied a glissé sur une marche et je n’ai du qu’à un réflexe étonnant  pour un homme de mon âge d’éviter une chute absolument ridicule en public. L’affaire aurait pu en rester là, seuls quelques témoins ayant assisté à cette demi chute, mais j’ai remarqué en me redressant qu’une caméra de télévision d’Antenne 2 avait enregistré l’instant. Il venait de se produire ce que je redoutais depuis que je me pliais au rituel qui oblige le chef de l’Etat à se produire régulièrement en public. J’ai aussitôt pensé à ce pauvre Gerald Ford qui m’avait confessé un soir de réception à la Maison Blanche de Reagan, avoir perdu l’élection présidentielle de 1976 suite à la rediffusion télévisée incessante d’une glissade grotesque à la sortie d’un avion. J’ai suggéré discrètement à mon service de presse de récupérer dans la seconde les images enregistrées. Le journaliste d’Antenne 2 qui suivait ce déplacement, a refusé. Qu’à cela ne tienne, dès son retour à sa rédaction, son directeur de l’information, alerté je ne sais trop comment, est venu récupérer les dites images. Le courage du journaliste a connu comme un léger fléchissement et j’ai ainsi échappé à un funeste destin. Cela étant, j’en ai tiré la conclusion que mon pouvoir était moins étendu que celui du directeur de l’information d’Antenne 2…

  On ne le dit jamais assez, mais tous les chefs d’Etat vivent cette angoisse de connaître une défaillance publique, qui, immortalisée sur pellicule, empoisonnerait leur existence. Combien de fois ai-je redouté ma descente du command car alors que je présidais aux cérémonies du 14 juillet ?

  En vérité je vous le dis, ce qui a été empêché  en 1991 ne pourrait plus l’être aujourd’hui. On me parle de cameras légères et invisibles, de téléphones qui filment, de l’internet… Même Alain Duhamel n’est plus à l’abri  de voir révéler ses penchants intimes. Si j’étais président, je n’en ferais pas trop. A trop s’exposer, à multiplier les sorties dans des lieux de culture reconnus et en charmante compagnie, on multiplie les risques de figurer tôt ou tard dans les bêtisiers télévisés du monde entier… Tenez, imaginez que Jean-Michel Apathie (que j’assure de ma sympathie, ne vous y trompez pas, on me parle tellement de lui, si vous saviez…) ait eu en sa possession un téléphone qui filme lorsqu’il fût témoin d’un moment de faiblesse de Laurent Fabius il y a quinze ans ? 

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  Ces temps-ci je réfléchis à la meilleure façon de me faire entendre, voir et lire. Après tout, il est de mon devoir d’aller à la rencontre du plus grand nombre de ceux qui souhaitent partager les combats à venir. Que ceux qui m’aiment soient confiants et patients. Les autres, c’est comme les citations de La Rochefoucauld : je m’en fous.

12.12.2007

Méfiance.

  Ne vous laissez pas abuser par des esprits à l'expression inélégante. Je reste avec vous ici et maintenant.

05.12.2007

Libre

 Sauf événement imprévu, donc improbable, je vais parler. Tout ce que je vois, tout ce que j'entends depuis six mois m'incite à ne plus demeurer inerte. Il est temps d'aider les femmes et les hommes de bonne volonté à rendre aux français leur pays confisqué. Je reste aux côtés de ceux qui ne veulent point s'attrister car ils n'ont plus d'espérance, libre à l'égard des forces qui ont voulu me museler il y a six mois, libre à l'égard des puissances médiatiques, libre à l'égard des puissances d'argent, libre de vous dire ce que je veux.

  Patience à tous. A bientôt. Je reste avec vous.

08.10.2007

Revenir...

Je sens qu'un nouvel esprit m'habite et je m'interroge. Puis-je vraiment laisser les choses en l'état, voyant ce que je vois, entendant ce que j'entends? Les forces de l'Esprit m'ont fait un bien beau cadeau encore. Dois-je en user?

13.09.2007

...

 Et si, plus que jamais, il était temps de croire aux forces de l'esprit...

10.06.2007

Nouveau départ

  L’heure est venue pour moi de m’en retourner. Ce qui s’est levé ne retombera pas et ce qui n’a pas eu lieu en 2007 s’accomplira en 2012. Je le souhaite de tout cœur. Pour ma part, j’ai dit tout ce que j’avais à dire, tentant d’éclairer de mon mieux le spectacle du monde qui va. Je n’ai plus rien à ajouter.

  Je m’en retourne confiant,  le cœur plein de gratitude envers celles et ceux qui m’ont fait confiance tout au long de ces jours difficiles et qui m’ont tant donné.

 Je m’en retourne aussi avec la volonté de laisser les choses en bon ordre derrière moi.

Ces derniers jours, la curiosité naturelle des uns et des autres a pris le pas sur tout le reste et je le déplore. Cette frénésie "d'enquêtes" aboutit aujourd'hui à une situation aussi insupportable que grotesque. J’ai une pensée pour celles et ceux suspectés d’être ce qui tint ma plume tout au long de ces semaines. Je les prie de m’en excuser; romanciers, essayistes, anciens élus, conseillers, journalistes, connus ou inconnus, illustres ou obscurs. Certains sont plus suspects que d’autres, objets de rumeurs invérifiables, hypothèses mathématiques, constructions savantes, accusations péremptoires, je le regrette. Quelques uns, déjà cités publiquement, s'en amusent, d'autres non. Certains redoutent de l'être et s'en inquiètent. Afin d'éviter tout malentendu sachez que tout ce que l’on m’a rapporté de ce qui se dit ou s’écrit est faux, je me dois de le dire. Comme d’habitude, et comme il était prévisible, tout cela s’avère « abracadabrantesque » et finira par faire « pschitt ! » (Sublimes inventions de mon successeur…) Tiens, il ne manque plus que le nouvel élu à la liste. Après tout ne s’est-il pas lui aussi en son temps amusé à tenir ma plume, ce qui dénote chez lui un goût du masque qui n’est pas l’aspect le moins déplaisant de sa personne ?

  Je vous le répète encore une fois, en guise de conclusion : Etre en accord avec soi-même, je ne connais pas de meilleur bulletin de santé. Je crois aux forces de l’esprit, je ne vous quitterai pas.

 

PS : j’allais oublier ce que je dois également à ceux qui estiment que l'histoire est de la plus haute importance. En 1992, Fabius versa quelques larmes de dépit face à un miroir des toilettes du Conseil Régional de Haute-Normandie. Le Premier secrétaire du PS qu’il était, sur de sa victoire, venait d’être battu parce que le PCF en avait décidé ainsi. Un journaliste fut témoin inopiné de la scène. Je pensais qu’il s’en souvenait, d’où mon interpellation amusée. Il ne s’en souvenait pas et s’est cru mis en cause pour des raisons que j’ignore. Je confesse avoir tiré profit de son trouble pour le taquiner. Voilà : la montagne accouche d’une souris, me direz-vous, et vous aurez bien raison. Mais qui a accouché de la montagne ?